Eaux usées : des investissements considérables, des progrès encore à réaliser

Il était classique dans les années « 70 » de dénoncer la pollution, au détour d’une chanson ou d’un dessin, avec ces égouts qui se déversaient dans un bras de mer, ou dans une rivière. S’il reste aujourd’hui quelques mauvaises élèves, la question du traitement des eaux usées est devenue une des premières responsabilités des collectivités territoriales.
En trente ans elles ont fait un effort considérable, notamment  en faisant des investissement très lourd dans les stations d’épurations. Aujourd’hui notre territoire connaît un vrai maillage de stations qui permet le traitement des eaux usées des industriels et des particuliers favorisant des rejets, notamment en Garonne, d’eaux peu polluées. Ces investissements qui permettent que les activités humaines aient un impact mesuré sur notre environnement, représentent un effort financier de taille pour nos collectivités. A titre d’exemple, la station ultra- moderne de Louis Fargue (Bordeaux Nord) a été totalement rénovée pour augmenter ses capacités et la qualité de ses rejets, aura coûté près de 100 millions d’euros.
Malgré tous ces efforts des questions restent posées qui ne sont pas anodines pour notre environnement. En effet des études ont révélé que nos prises de médicaments avaient un impact sur l’environnement, par le rejet de notre urine. Cela concerne par exemple la contraception féminine. Les hormones qui se retrouvent dans les rivières, ici la Garonne en particulier, peuvent perturber l’écosystème, notamment la reproduction.
Des efforts doivent être encore accomplis malgré les immenses progrès réalisés et les investissements consentis.