Accueil des migrants : On touche le fond à Bordeaux

La famille Kurtsmajlaj a fui l’Albanie parce qu’elle y est en danger de mort du fait d’un code local basé sur la vengeance. Depuis 2014 la famille vit en France et l’ainée de la famille, Drita, en est le pilier de résistance. Mais la famille est maintenant sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une centaine de personnes se sont retrouvées place de la Comédie vendredi 15 février au soir pour témoigner de leur solidarité et de la parfaite intégration de la famille.

Une réponse au courrier de la Préfecture qui argumente son OQTF : « …les circonstances (…) ne permettant pas de conclure que (Drita) est particulièrement insérée dans la société française ».
Drita est tellement peut insérée qu’elle a été sollicitée à de nombreuses reprises par l’Administration pour effectuer des traductions au tribunal, à l’hôpital, en prison, à l’hôtel de police ou auprès de l’Office Français des Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA). Elle y a toujours répondu favorablement et bénévolement. Excusez du peu !
Par ailleurs, le maire de son village a confirmé par écrit que la famille était bien en danger en cas de retour au pays.
Comment peut-on lui refuser un titre de séjour ?
L’émoi est d’autant plus grand que Drita a monté, via Facebook, un collectif de soutien aux gens à la rue pour secourir les plus démunis en leur trouvant des solutions d’hébergement, des aliments et produits pour les enfants, des repas chauds. Dans le milieu de la solidarité bordelaise, tout le monde connaît Drita.
Le combat continue pour sauver Drita et sa famille, mais également pour l’honneur de notre pays.
Pétition en ligne

Jean-Jacques Bordes