Mardi 5 février : Un jour d’espoir

Plus de 5 000 manifestants, à l’appel de la CGT et de la FSU, rejoints par Solidaires et FO, ont défilé dans les rues de Bordeaux, le 5 février. La diversité des secteurs professionnels et géographiques représentés a marqué ce cortège animé du plaisir d’être ensemble. Ce mardi était le premier acte d’un « tous ensemble » officiel entre syndicats et Gilets jaunes. Un jour d’espoir..

La manifestation à Bordeaux est l’une des 160 manifestations organisées dans le pays et qui aurait rassemblé 300 000 personnes, d’après la CGT. Aux côtés de l’organisation : la FSU, Solidaires, FO, des organisations de jeunesse comme l’Unef et la FIDL mais aussi des partis de gauche comme le PCF, la France insoumise, le NPA, LO… et des associations comme le planning familial et, pour la première fois en semaine, les Gilets jaunes.
Depuis quelques temps déjà, des militants s’invitaient dans les manifestations du samedi. Comme ces communistes qui s’étaient laissés convaincre de s’immerger dans le flot jaune hebdomadaire du 2 février. Elles et ils n’ont pas été déçus. Outre qu’arborer un badge CGT, ou PCF, ou autre d’ailleurs, ne posait aucun problème, c’est également un outil de communication : « ouah, le PCF, content de vous voir ! ». Au fil des kilomètres, les militants syndicaux et politiques sont ravis de retrouver d’autres camarades immergés dans ce rassemblement loin d’être triste. Cet acte XII s’inscrivait dans une évolution certaine du mouvement, notamment en vue de la convergence du 5 février avec les organisations syndicales. Les représentants de l’extrême droite ont visiblement été exclus des cortèges pour laisser place à des slogans fustigeant le libéralisme : « Macron et les CAC 40 voleurs » ; « Ne te lasse pas de dire aux riches et puissants … que leur imposture est révélée » ; « + de banquise, – de banquiers » ; « Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres ; halte aux terroriches ». Entendre surgir le « Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! » ne peut que donner espoir.
En renfort du cortège syndical donc, mardi, les revendications ont clairement haussé le ton sur la hausse des salaires, des retraites, la baisse de la TVA, le retour de l’ISF, la justice sociale, fiscale, la répartition des richesses. On a rarement vu cortège fustiger autant les plus riches.
La défense des services publics y était également très présente, du côté des salariés comme des usagers. Éducation nationale (de l’école à l’université), Santé, collectivités territoriales, Finances, les cheminots, l’énergie, les postiers, les Ports et Docks mais le privé aussi était au rendez-vous avec la Filpac, la Saft, Sanofi, Ford, Stryker, Ariane, Dassaut… et des manifestants venus de tout le département.
Une convergence sur des revendications qu’il serait temps que Macron, le gouvernement et le Medef entendent.

J.J.B. et C.D.