Solidarité à Bordeaux : Soirée d’intégration de Drita

Pour répondre au Préfet de la Gironde qui estime que « les circonstances […] ne permettant pas de conclure que [Drita] est particulièrement insérée dans la société française », le Collectif pour Drita invitait les citoyen-ne-s à participer à la soirée d’intégration de Drita au Grand Théâtre de Bordeaux, ce vendredi à 18h devant le grand Théâtre.

Drita Kurtsmajlaj est une jeune albanaise de 23 ans, soutenue par un collectif de personnalités politiques de tous bords, des dizaines d’associations, d’organisations non gouvernementales et d’institutions, et des milliers de citoyens de la métropole bordelaise. La préfecture de Gironde vient de refuser sa demande de régularisation.
« Drita se voit refuser son titre de séjour notamment pour faute de preuve du danger encouru en cas de retour en Albanie, explique le collectif de soutien. Un comble lorsqu’on sait que 4 jours avant d’écrire cette lettre de refus, la préfecture recevait un courrier recommandé de la part du collectif qui lui demandait une audience afin d’apporter des éléments complémentaires dont un témoignage assermenté du maire de la commune de Markaj qui atteste du danger qui attendrait la famille Kurtsmajlaj en cas de retour en Albanie. »
Si Drita est si soutenue, c’est qu’elle a fourni des services d’interprétariat bénévoles dans les hôpitaux, tribunaux, prisons, associations… Un service pour lequel elle a même été assermentée et régulièrement contactée, voire réquisitionnée, par nos institutions. Depuis son arrivée sur le territoire français, il y a 4 ans, explique encore le collectif, elle est aussi venue en aide à des centaines de familles (de toutes origines) pour lesquelles elle a trouvé un hébergement d’urgence, collecté des dons, organisé des repas et Noël solidaires, mais aussi tous ceux qui l’ont sollicitée pour lesquels elle a fourni des services. Les services du 115 l’appellent quand ils n’ont plus de solutions d’hébergement d’urgence pour des familles.
« Après avoir fui l’Albanie avec sa famille, où sa maison et le commerce familial ont été brûlés, où elle est menacée de mort par la vendetta (comme témoigne le maire de son ancien village), après avoir appris le Français et avoir montré une attitude plus exemplaire que la plupart des français, faisant honneur au mot “fraternité” de notre devise, Drita se voit refuser le droit de rester et de travailler en France. Le Collectif pour Drita dénonce une attitude hypocrite et inacceptable de l’État et demande une régularisation de Drita en raison de ses services rendus à la France, et du danger qu’elle et sa famille encourent en retournant en Albanie. »
Pour répondre au préfet qui ne considère pas Drita comme étant particulièrement intégrée, le collectif a décidé de rassembler le maximum de soutiens ce vendredi.

Une pétition est aussi en ligne : http://bit.ly/PetitionCollectifPourDrita