L’apport des communistes

-Par Christine Texier-

Alors que l’initiative nationale d’Emmanuel Macron exclut de nombreux sujets, citoyens, syndicalistes et élus progressistes organisent des espaces démocratiques pour que les aspirations populaires puissent trouver des traductions politiques.
C’est un des effets de cette mobilisation dite des « gilets jaunes » : des citoyens se rencontrent et se parlent, et malgré les contradictions dessinent les contours d’une société humaine débarrassée de la dictature de l’argent.
De nombreux témoignages de la vie « à un euro près » fusent dans ces soirées qui rendent urgentes les mesures nécessaires pour « vivre dignement » : hausse du SMIC, des salaires, des retraites, redistribution des richesses, transparence et justice fiscale, transition écologique, égalité des territoires, défense des libertés, nouvelle démocratie participative, nouveaux pouvoirs d’intervention des salariés à l’entreprise, refus de l’austérité européenne au service des financiers…
Depuis des semaines, les communistes apportent leur contribution pour déborder le « grand débat », pour favoriser les échanges citoyens, pour déjouer les grandes manœuvres présidentielles d’un Macron « en campagne ». Sur les marchés, les points de rencontre, devant des services publics, des entreprises, des dizaines de pétitions sont signées pour le pouvoir d’achat, la justice sociale et fiscale, pour les moyens d’une vraie transition écologique. Là aussi les bouches s’ouvrent.
Samedi 16 mars, au moment où Emmanuel Macron prétend clore le « grand débat national » et en tirer ses propres conclusions, le PCF, ses militants, ses élus.es, avec les parlementaires communistes et apparentés, organisent un grand rassemblement à Paris. Une délégation portera au président l’expression des besoins recueillis sur les pétitions et les cahiers de l’espoir ces dernières semaines.
Des hommes et des femmes s’exprimeront, à partir de leurs propres expériences, sur ce qui doit enfin changer. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, présentera dix propositions pour la France et Ian Brossat montrera l’importance des enjeux européens pour les luttes qui se déroulent pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics et les collectivités territoriales.
Et dans tout le pays les communistes seront dans les manifestations interprofessionnelles et intersyndicales du 19 mars, qui porteront les exigences des salarié-e-s, leurs revendications vis à vis du gouvernement et du patronat.
Ces mobilisations exprimeront le refus de la loi liberticide « anti-casseurs » qui porte gravement atteinte à la démocratie et au droit constitutionnel de manifester, confortant la voie d’une répression policière indigne de toute République.