Les retraités, plus que jamais mobilisés, veulent être respectés

Depuis 2014, neuf organisations interpellent les pouvoirs publics sur le sort insupportable qui est fait aux retraités. La manifestation du 11 avril s’annonce très suivie au regard du mécontentement grandissant et face à la future réforme des retraites que prépare le gouvernement.

Elles et ils s’appellent Ghislaine, Hélène, Jacqueline, Soazic, André, Jacques ; elles et ils représentent la FSU, FO, CGT, Loisirs Solidarité Retraités, FGR FP (Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique) ; elles et ils parlent d’une façon unanime des difficultés rencontrées par des retraités qui, à force de ponctions (APL, CSG, blocage des pensions,…), ont de plus en plus de mal à joindre les fins de mois, voire se privent de loisirs ou même de biens de première nécessité (la pension moyenne des femmes n’atteignait pas 1 100€ bruts en 2016).
Les revendications portent sur le pouvoir d’achat en premier lieu, demandant un rattrapage et une indexation sur les salaires comme le stipule le Code de la Sécurité Sociale, mais la défense des services publics figure également en bonne place (qualité de l’offre de soins, accès aux administrations autrement que par internet, accès aux maisons de retraite, prise en charge de l’autonomie,…).
Mais une exigence s’impose fortement : être respectés, reconnaître qu’ils sont un maillon nécessaire de la vie sociale, associative, politique,… et économique. Or toutes les réformes qui se succédées depuis trente ans, tous les arguments avancés pour les justifier, ravalent les retraités à un centre de coût.
Les 9 organisations ont lancé une carte-pétition invitant les retraités à l’adresser au président de la République pour que justice sociale leur soit rendue.

Jean-Jacques Bordes