Face à la recomposition « En marche », le rassemblement à gauche !

Par Claude Mellier, membre de l’exécutif du PCF 33
La déflagration de 2017 n’est pas terminée. La démission de Laurent Wauquiez fait suite aux différents ralliements de responsables, d’élus LR à la macronie, lui donnant ainsi une base solide pour poursuivre les contre-réformes du statut des fonctionnaires, de l’assurance chômage, des retraites.

Le duo factice LREM – RN voudrait installer dans la durée un mélange de libéralisme et d’autoritarisme dans la société française et assurer les forces libérales de la poursuite du démantèlement du modèle social né en 1945. Les salariés, les gens modestes, les couches moyennes n’ont rien de bon à attendre de l’un ou de l’autre, pas davantage de la benjamine du clan Le Pen, aussitôt remise en piste comme pour mieux déporter plus à droite les débats dans la société française.
Dans ce climat, le secrétaire national d’EELV, David Cormand, en appelle à la création d’une « nouvelle force » dans l’intention de battre en brèche le clivage gauche – droite. Génération Ecologie ou le parti animaliste par exemple y auraient toute leur place. Les formations de gauche, elles, sont renvoyées aux « siècles passés ». On peut de ce point de vue s’interroger sur le fait que Yannick Jadot ne semble compter que sur ceux qui le suivront. Oubliant que les questions environnementales liées aux questions sociales ne sont pas l’affaire d’une seule formation.
Comment allons-nous concilier l’urgence écologique et la justice sociale ? La fin du monde et les fins de mois ?
L’un et l’autre sont intrinsèquement liés : les premières victimes des désastres écologiques sont les plus pauvres et les plus précaires. Les premiers responsables sont les multinationales et les grands investisseurs qui se nourrissent du travail et du vivant.
Comment allons-nous déjouer ces scénarios mortifères pour notre peuple ?
En engageant une nouvelle démarche de rassemblement. Pas en additionnant les forces existantes à gauche mais en faisant rentrer les citoyens dans la bataille politique. Pas comme avant. En bâtissant un nouveau type de rassemblement s’appuyant sur les luttes, notamment pour la défense des retraites, l’assurance-chômage, sinon le scénario de bipolarisation entre libéraux et fachos peut s’ancrer durablement dans notre pays.
Comme y invite Ian Brossat « La gauche doit s’assumer fermement et se rassembler, se garder de toute tentative hégémonique, avoir la modestie de tendre la main encore plus qu’hier. J’ai l’intime conviction que l’avenir passe par l’humilité, le travail collectif et le respect mutuel ».