LGBT : 50 ans après Stonewall, le combat continue

L’été approche, et avec lui les Marches des fiertés en France (anciennement appelées Gay Pride). On en dénombre cette année une trentaine partout dans notre pays. Ces marches ne sont pas que festives, elles sont avant tout revendicatives et des souvenirs vivants de la lutte pour les droits LGBTI+ partout dans le monde. À Bordeaux, le rendez-vous est fixé le dimanche 16 juin à partir de 14h, allée de Serr (Bordeaux rive droite).

Les marches des fiertés commémorent, notamment, les manifestations d’ampleur qui ont eu lieu après une descente de police dans un bar gay de New-York le 28 juin 1969. Voulant faire face à ces agressions régulières et institutionnalisées, ces émeutes, portées notamment par des personnes transgenres racisées, sont considérées comme le moment initial de la lutte pour l’inclusion des personnes LGBTI+ dans nos sociétés. À l’instar des mouvements féministes et antiracistes, par exemple, le mouvement LGBTI+ est issu de luttes pour faire accepter et considèrer chaque être humain pour ce qu’il est.
Le rapport 2019 de l’association SOS Homophobie est sans appel : les actes discriminatoires sont en hausse, plus intenses et violents qu’auparavant. « Cette hausse de la violence doit nous interroger, alors même que le mouvement LGBTI+ n’a jamais été autant visible, aussi bien médiatiquement que politiquement. Cela est révélateur de profonds fossés entre nos concitoyen-ne-s, que des lois anti-discrimination seules ne peuvent pas combler sans les moyens de sensibilisation et de prévention adéquats, interpelle Gabriel Laumosne, responsable national du PCF pour les droits des personnes LGBTI+. Beaucoup de citoyen-ne-s se sentent déconsidéré-e-s, dans une société qui ne leur accorde pas les mêmes droits que les autres. Au premier plan cette année avec la révision des lois bioéthiques, nous militons de longue date pour l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et personnes trans. (…) Nous militons donc pour changer la loi qui ne reconnaît pas aujourd’hui les familles françaises dans leur diversité ».
Il y a de nouveaux droits à acquérir pour arrêter la discrimination d’État et garantir l’intégrité physique de chaque citoyen-ne. L’assouplissement des conditions de changement d’état-civil pour les personnes trans ou encore l’arrêt des mutilations des enfants intersexes, soumis à des opérations chirurgicales et/ou des traitement hormonaux sans leur consentement éclairé et sans nécessité de santé, sont notamment revendiqués.