Un enfant sur trois est toujours privé de vacances : Le Secours populaire agit !

Au Secours populaire, la campagne vacances bat son plein. En Gironde, 1200 bénévoles de 33 structures ont décidé de redoubler d’efforts pour permettre aux personnes, en enfants, aux familles de goûter au plaisir des vacances.

Depuis 70 ans, l’accès aux vacances est, pour le Secours populaire, au cœur de ses actions pour lutter contre l’exclusion. Un enfant sur trois est toujours privé de vacances, ses parents aussi. Pourtant, les vacances sont un droit et elles sont essentielles au bien-être et à l’équilibre. Et même lorsqu’on vit dans un département touristique comme la Gironde, partir en vacances n’est pas une évidence. En 2018, plus de 1 000 personnes ont eu recours au Secours populaire de Gironde pour partir en vacances. 132 enfants sont ainsi partis en colonies de vacances via différents organismes qui ont pratiqué des tarifs préférentiels (1). 125 personnes dont 80 enfants ont participé à des sorties à la plage. Des journées au cours desquelles les familles ont pu respirer un peu et les enfants profiter des installations sportives de « Drop de béton ». 330 personnes, dont 145 enfants, se sont inscrites en séjour de famille (camping ou village-vacances) sur des périodes où les tarifs sont souvent prohibitifs pour nombre de familles. Et 550 personnes, dont 300 enfants ont participé à la Journée des oubliés des vacances (JOV) au zoo de la Palmyre, le 23 août 2018.

L’accès aux vacances, tout un travail d’accompagnement

Au comité du Libournais où l’on se remet tout juste de difficultés de fonctionnement, on s’est très vite attelé à cette tâche-là, car pour les bénévoles, la campagne vacances ça commence en avril, voir même en février. « Il faut collecter les fonds, démarcher les partenaires, les séjours… Explique Noël Marchalant, secrétaire général du comité. Cela se fait surtout au niveau de la fédération. Nous proposons aux familles des départs dans des centres de vacances affiliés à la CAF. Mais partir n’est pas une demande spontanée, nous le proposons aux familles que nous soutenons sur le plan alimentaire, elles ont trop intégré que partir n’était pas pour elles. Alors il faut informer, sensibiliser. Ensuite, elles peuvent choisir parmi un panel de séjours assez large : mer, montagne, campagne. Ensuite il faut monter un dossier, selon le coefficient familial, l’aide de la CAF est plus ou moins importante. Nous complétons avec les chèques vacances que l’ANCV met à disposition du Secours populaire, chargé de les répartir, avec les dons que nous collectons pour les transports, l’alimentation, par exemple, et la participation de la famille en fonction de ses possibilités ». Des mois de travail administratif, d’accompagnement, d’éducation populaire… « Mais c’est tellement formidable lorsqu’on arrive à faire partir une famille pour la première fois ! Vous pouvez être sûr qu’après, elle en redemandera ! » S’enthousiasme le bénévole. Cette année, le comité a accompagner 7 familles pour des séjours vacances en été, il entend bien faire encore mieux l’année prochaine.
« Il y a aussi les colonies de vacances pour les enfants de 6 à 17 ans, sur demande des parents ou des services sociaux. Ce sont souvent des séjours d’une semaine à thème comme le sport ou des chantiers de rénovation d’un château, etc. » Pour la fédération, 150 enfants sont concernés, y compris des jeunes jusqu’à 25 ans.
« Fin septembre, on propose une semaine de séjour tout inclus aux séniors, grâce aux chèques vacances, et avec leur participation qu’ils peuvent échelonner. Ils sont en groupe mais en chambres individuelles dans un centre de vacances et font des visites, des balades… »

Pas de frontières à la solidarité

« Et d’ici là, il y aura la grande Journée des oubliés des vacances où 500 personnes sont attendues. Nous avons déjà une trentaine d’inscrits, parents et enfants jusque 17 ans qui pourront passer une journée, le 20 août, à Walibi ou Aqualand avec transport, entrée, pique-nique et goûter compris. »
« Si l’on peut faire tout cela, c’est grâce aux dons, notamment ceux affectés à la campagne “vacances” qui ne sont jamais suffisants, car plus on en a, plus on peut aider des familles, des enfants, des jeunes, des séniors à partir. »
Tout l’été, le SPF avec ses structures locales, propose aussi des journées de loisirs avec ses partenaires et il organise des villages d’enfants « copain du Monde », où des enfants de différentes nationalités se rencontrent et se mobilisent pour développer des actions de solidarité, là où ils vivent et/ou vers d’autres pays. Depuis plusieurs années, la fédération de Gironde du Secours populaire a construit des projets avec le village de Tiriguioute, au Maroc : acheminement d’un autocar dans ce village où les enfants nomades parcourraient jusqu’à 10km pour se rendre à l’école. Avec l’association locale IFLAN, les copains du Monde girondins poursuivent cet échange. Ils seront 7 français·es à se rendre à Tiriguioute, du 11 au 23 juillet prochain. Ce sera l’occasion d’inaugurer la deuxième classe de maternelle de l’école, en partie financée avec le soutien des fédérations de Gironde et du Lot-et-Garonne du Secours populaire.

Secours populaire français, Fédération de la Gironde, 95 quai de Paludate, 33800 BORDEAUX – contact@spf33.org – Téléphone : 05 56 92 79 92
Secours populaire français, Comité du libournais, 1 av du port du Roy, BP 13, 33501 LIBOURNE CEDEX – Téléphone : 05 57 31 38 44

(1) Arc en Ciel, VALT 33, Nature pour tous, Amicale laïque de Nérac, Bi-Izarrak, ADVE.