Mouvement des coursiers à vélo : Ils pédalent pour manger, pas pour se faire bouffer…

Déclaration du PCF 33

Il semblerait que le mois d’août soit le mois choisi par Deliveroo pour annoncer ses attaques envers les coursiers à vélo. La plateforme britannique de livraison à vélo qui travaille avec plus 10 000 restaurants en France et déclare leur avoir procuré 438 millions d’euros d’activité en 2018 s’en prend une nouvelle fois à la rémunération des coursiers. Sous prétexte de rendre sa tarification des courses plus juste c’est la part revenant aux coursiers qui est amputée. En effet, il y a quelques jours, les petites courses ou livraisons sur des courtes distances étaient rémunérées 4,50 €, aujourd’hui elles le sont 2,50 €, soit près de la moitié.
Avec cette nouvelle attaque régressive, les coursiers verront leur rémunération diminuer de 40 %, depuis l’arrivée en France de Deliveroo, moins 40 % d’une paye pas mirobolante mais qui permettait de vivre de leur travail.
Après Paris, Nantes, Besançon, dimanche 4 août, à 18h30, place la Victoire à Bordeaux, une trentaine de coursiers se sont réunis pour rejeter la violence de l’ubérisation. Ils ont ensuite manifesté dans le quartier Ste Catherine où l’on retrouve de nombreuses enseignes faisant appel aux services de Deliveroo, Uber et autres.
Le mode d’action des coursiers en lutte : faire pression sur la plateforme en refusant de répondre aux commandes. Les coursiers à vélo réclament le retour au tarif minimum antérieur et l’ouverture de véritables négociations sur leurs conditions de travail, leur rémunération et leur protection sociale. (…)
D’autres choix que l’ubérisation et la précarisation sont possibles. Cela s’appelle la Justice sociale. »