Grand Parc Bordeaux : Quand les habitants se mobilisent

Les problèmes de stationnement sont au cœur d’une mobilisation des habitants qui demandent une table ronde sur le sujet avec les différents acteurs concernés.

Le Grand Parc (GP) est une zone où se concentrent 4 000 logements, de multiples entreprises dont les cliniques Bordeaux Nord et Tivoli, la CPAM, Téléperformance, Mésolia, un Appart’Hotel (140 appartements) pour ne citer que les plus importantes, auxquels s’ajoutent les usagers qui viennent prendre le tramway. 

Depuis de trop nombreuses années, la question du stationnement fait partie des préoccupations majeures du quartier et constitue un point de friction entre tous les usagers, d’où la nécessité de mettre en place une règlementation adaptée.

Mais la réponse des bailleurs sociaux, sans concertation préalable avec les locataires, a été d’aménager des parkings pour les rendre payants, générant de nouvelles difficultés non résolues à ce jour malgré les interpellations des habitants :

• difficultés financières pour les locataires dont beaucoup alors que le GP est zone priorité de la ville,

• coût de stationnement supérieur à celui de la voirie sur Bordeaux,

• difficultés d’accès pour les parents amenant leurs enfants chez des assistantes maternelles,

• difficultés d’accès pour les visiteurs (famille, amis, livreurs, etc.).

Au bout de réunions de « concertation » qui n’ont rien donné, le collectif d’habitants invitait la presse, un soir de semaine, pour faire constater concrètement l’état des lieux. Une trentaine de personnes étaient là pour accueillir Sud-Ouest, TV7, France Bleu Gironde, et NBSO. L’intérêt de la presse pour ce sujet démontrait que la future campagne des municipales se tiendrait aussi sur des questions du quotidien, comme sur celle de la concertation.

Cela fait plus d’un an que le collectif est mobilisé et parmi les sujets de satisfaction, il faut mettre à son actif celui que l’action permet : la connaissance de son voisin et le partage d’expériences.

La balle est dans le camp des bailleurs sociaux qui doivent se souvenir qu’il y a « social » dans leur titre, mais également chez les élus politiques de la mairie et de la métropole qui doivent prendre en considération la vie réelle des gens, pas celle des économistes. Le collectif demande donc une table ronde.

À suivre…

Jean-Jacques Bordes