Mérignac/municipales : Les communistes lancent le débat sur le logement et les transports

Une assemblée publique s’est tenue mardi 3 septembre à salle des fêtes de Capeyron, l’occasion pour les communistes de débattre avec des citoyens de la ville des questions qu’ils se posent sur les transports et sur le logement.

Claude Mellier, conseillère municipale et vice-présidente de la métropole a introduit la discussion suivie par Xavier Hirsch, membre du bureau de section, qui est intervenu sur le logement et de Joël Girard, adjoint au maire, sur les transports.

Les différentes interventions ont mis en évidence une situation particulièrement problématique : l’explosion démographique sur la métropole et, en particulier, sur Mérignac ne peut qu’aboutir à une saturation avec, pour conséquence, une situation invivable pour les habitants.

Tous les responsables politiques connaissent la situation mais tous n’ont pas la même approche pour résoudre les problèmes. Les communistes, pour leur part, entendent faire une priorité de ces questions, dans la campagne pour les prochaines municipales.

Des décisions s’imposent
et rapidement

Il n’est plus supportable que tant de personnes et de familles doivent attendre trois à cinq ans pour se voir attribuer un logement. Il n’est plus supportable que des travailleurs salariés ou des étudiants dorment dans leur voiture ou dans la rue. Il n’est plus supportable que des migrants soient traités par une préfète qui représente le pouvoir macroniste d’une façon inhumaine alors même qu’ils disposent de papiers. Il n’est plus supportable que les dépenses de loyer atteignent aujourd’hui plus de 35 % du budget des ménages.

Le parti communiste propose d’agir tout de suite pour le logement : revaloriser les APL et supprimer la caution dans le parc privé ; mettre sous protection les familles et les personnes menacées d’expulsion locative sans qu’aucune solution de relogement leur soit proposée ; augmenter les taxes sur les logements vacants depuis plusieurs années ; encadrer les loyers pour qu’ils ne dépassent pas, avec les charges, 20 % des revenus du foyer ; construire des logements sociaux pour satisfaire la demande ; créer un service public national et décentralisé du logement, de l’habitat et de la ville ; rénover les logements par des travaux d’isolation thermique, répondant ainsi à l’urgence écologique.

Pour les transports, les communistes veulent œuvrer au développement d’une mobilité gratuite, écologique et sociale sous-tendue par une régie publique des transports. Ils veulent faciliter l’accès aux transports publics en instaurant la gratuité pour tous les scolaires et les allocataires du RSA et, à terme, la gratuité pour tous.

Il sera ainsi possible d’en finir avec l’idéologie répressive actuelle, de ré-humaniser les transports en commun, de préserver les libertés individuelles au sein du réseau, tout en développant les transports non-polluants.

Des solutions existent, le PCF propose de : mettre les marchandises sur des trains et des bateaux en relançant l’activité de la gare de triage d’Hourcade et du port autonome de Bordeaux-Bassens-Le Verdon ; développer et rénover les lignes TER en améliorant leur cadencement vers Langon et Libourne et en doublant les voies uniques sur la ligne du Médoc ; rouvrir des lignes comme Blaye Saint-Mariens, ou des gares comme Talence-Médoquine et de Caudéran ; inventer de nouveaux modes de transport (tram-train vers Lacanau et autour du Bassin d’Arcachon) ; développer et boucler la ligne de ceinture ferroviaire de la Métropole ; sortir les bus des bouchons avec des lignes de bus en site propre ; instaurer des tarifs accessibles à tous en allant vers la gratuité des transports collectifs ; ouvrir des lignes de métro adaptées à notre métropole.