PCF Gironde : Une rentrée offensive et plusieurs rendez-vous de lutte

Les communistes girondins ont fait leur rentrée lors d’une assemblée générale, mercredi 4 septembre à Bègles. À une dizaine de jours de la grande Fête de l’Humanité et face à une triple urgence, le ton était à l’offensive.

Le secrétaire départemental du PCF, Sébastien Laborde est tout de suite entré dans le vif du sujet : « la rentrée sociale et politique est marquée par une triple urgence », la Fête de l’Humanité va permettre de mettre en œuvre des initiatives, de faire des propositions et de construire des conditions de rassemblements larges, de « majorités populaires pour le changement de politique, de société ». Et c’est sur les questions internationales que poursuit le responsable du PCF : « C’est la stratégie du monde de la finance, en France, en Europe et dans le monde, faire monter les nationalismes et mettre en œuvre la diplomatie de la gâchette, du pistolet sur la tempe. Cette stratégie, c’est celle de la guerre économique, du tous contre tous, orchestrée par les USA, suivie par l’Europe et les pays de l’Otan. » La paix menacée est l’une des urgences à laquelle le PCF veut répondre en cette rentrée et c’est pourquoi il appelle ses militants à participer massivement aux marches pour la paix du 21 septembre (lire en page 2). La veille au soir, la fédération de Gironde invite au siège départemental (15 rue Furtado à Bordeaux), les mouvements pacifistes à une rencontre pour engager le combat pour la « culture de la paix », et notamment le désarmement.

Autre urgence, celle du climat. Les communistes seront de la partie, le vendredi 20 septembre, pour la reprise des marches pour le climat (lire page 2). Dans ce combat le PCF veut faire entendre sa voix et ses propositions qui allient urgence écologique et urgence sociale. « La question énergétique, celle des transports, celle de nouveaux modes de développement sont centrales dans la lutte pour le climat. La question d’un renouveau industriel, avec 1 million d’emplois à reconquérir est aussi un enjeu central. » explique Sébastien Laborde « Relocaliser l’économie (produire ici ce que nous importons) que ce soit sur le plan industriel ou agricole est un enjeu fort. Fabien Roussel entamera un tour de France des entreprises à l’automne qui passera par la Gironde, entre autres pour avancer en direction de celles et ceux qui se battent pour leur emploi, pour une relance industrielle, pour préserver la planète et les humains, pour l’emploi et la formation. La bataille pour ADP s’inscrit dans ce combat. »

L’urgence sociale est la 3e priorité du PCF : « La question des salaires et du pouvoir d’achat sont centrales. La lutte contre la hausse des tarifs et des loyers, celle pour la réduction des marges de la grande distribution, devront être reprises fortement en cet automne où la question sociale et l’actualité tournera autour de la bataille des retraites. » Dans une « situation politique verrouillée, corsetée, ou la fatalité est nourrie, la colère détournée, notamment dans le monde du travail », les communistes veulent être de toutes les batailles et, pour cela, être plus nombreux en proposant largement l’adhésion à leur organisation.

À quelques mois des municipales, la question des projets politiques à construire avec les citoyens et des rassemblements pour les porter a, bien entendu, été largement abordée tant par le responsable départemental que dans la discussion qui a suivi.

Mais il a aussi été question du mouvement féministe et de ses revendications comme les moyens nécessaires à la lutte contre les féminicides, la place des femmes dans l’organisation ou encore la participation à la manifestation du 28 septembre à Bordeaux pour le droit à l’avortement. On a aussi parlé de la situation inhumaine, inadmissible faite aux migrants dans la métropole et du rôle qu’ont joué les élus communistes pour faciliter les discussions avec les différentes institutions. Le groupe vient d’ailleurs d’envoyer un courrier à l’ensemble des élus sur ce sujet (à lire dans notre pochaine édition). Interpellée par la discussion, Claude Mellier a également expliqué la position du groupe quant à la réaction du maire de Bordeaux sur l’arrêt du chantier du pont Simone Weil. « Le tribunal rejette la mission de conciliation. La réaction du maire de Bordeaux est surprenante car ce pont doit se faire, c’est essentiel pour les déplacements. Par contre, il faut avancer avec Fayat pour que ça se fasse dans les meilleures conditions pour la collectivité. Sur le fond, c’est le problème du BTP qui veut imposer sa vision. »

Enfin, il a été annoncé que les ventes solidaires de fruits et légumes se dérouleront les 17 et 18 octobre en Gironde et qu’un banquet militant aura lieu le 17 novembre à Bègles. 

C.D.