Ford : Colère autour du protocole d’accord

Le Conseil de Métropole du 27 septembre a entériné le protocole d’accord, en prévision d’une convention de revitalisation de l’usine Ford, qualifié par le syndicat CGT de Ford Blanquefort de « dérobade spectaculaire ». Le syndicat s’indigne du fait que « Ford s’en sort plus que bien », avec une facture 18 millions d’euros alors qu’il a « empoché près de 50 millions d’euros d’aides publiques ». Les élus communistes ont également dénoncé cet accord qui permet à Ford de partir à moindre frais en restant propriétaire foncier du site, interdisant aux collectivités de réclamer les aides publiques versées indument, sans avoir garanti l’emploi et sacrifiant un site industriel rentable et productif. Ci-dessous l’intervention de Max Guichard :

« (…) Il n’est pas inutile de rappeler ici le désastre industriel et humain dont Ford est à l’origine avec une usine productive qui ferme, 849 emplois qui sont supprimés et combien d’emplois de sous-traitance, donc de familles qui vont subir de tels drames humains ?

Rappelons également que Ford a bénéficié, durant ces dernières années, de près de 40 millions d’aides publiques directes de la part des différentes collectivités et indirectes, avec le CICE et l’aide au chômage partiel, versés généreusement par l’État.

Aides financières dont chacune des collectivités a réclamé le remboursement, dont la nôtre, à l’unanimité, lors d’une motion, le 21 décembre dernier.

En effet, que dire de cette demande de Ford dans le protocole exigeant l’abandon de tout recours ou poursuite pour réclamer le juste remboursement des aides publiques ?

Et que penser de ce protocole d’accord, véritable diktat qui impose avant tout les conditions de Ford, qui voudrait apparaître comme un généreux mécène du développement économique en ne cédant à titre gracieux qu’une maigre partie des terrains qu’ils ont occupé ces dernières années, bien entendu sans en payer le prix ? Pire encore : en prétendant faire de juteuses plus-values en vendant le reste des terrains au profit de leurs actionnaires.

Bref, vous l’aurez compris, nous trouvons ce protocole trop clément et favorable à Ford. Au contraire, nous exigeons un peu de dignité pour l’ensemble des salariés concernés et leurs familles ! (…) »