Éditorial du 21 novembre

1 an après le début du mouvement des gilets jaunes, Ils étaient 40 000 dans les rues et sur les ronds points le week-end dernier. La colère est intacte, le gouvernement n’a apporté aucune réponse aux attentes sociales, démocratiques de ce mouvement.

Beaucoup en appellent désormais à se mobiliser aux cotés des organisations syndicales le 5 décembre prochain contre la réforme des retraites.

Les questions d’immigration, mises en avant par le gouvernement offrant ainsi à l’extrême droite son terrain de prédilection pour étouffer la colère sociale, repassent au second plan.

Les attentes populaires ressurgissent et chaque mesure ou politique mise en œuvre est aujourd’hui contestée.

A tel point que le budget de la sécu a été rejeté dans sa partie recette par le Sénat le soir même de la mobilisation du 14 novembre .

Face au besoin de développer des politiques de développement des services publics c’est la logique libérale qui consiste à supprimer plus de 13 milliards d’euros aux communes à quelques mois des municipales. Le congrès des maires s’en fera l’écho cette semaine.

Face à l’égalité des chances à l’école, le ministre Blanquer ne répond que par le mépris, face à l’explosion de la précarité étudiante contre laquelle de nombreux étudiants ont choisi de se mettre en mouvement, aucune réponse valable.

Face au droit de vivre dignement de son travail et de bénéficier d’une retraite décente c’est la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites que plus de 2 français sur 3 jugent mauvaise pour eux même car en effet, il faudra travailler plus, pour au final, gagner moins.

La précarité tue alors que jamais les plus riches n’ont été aussi bien servis. Voilà une réalité à laquelle ce gouvernement ne peut, ne doit plus se soustraire.

La journée du 5 sera massive, puissante. Et chacun mesure à l’évidence que ce ne sera que le début d’un mouvement populaire du monde du travail face aux politiques régressives de ce gouvernement alors que jamais dans notre pays et en Europe les grands groupes financiers n’ont réalisé autant de bénéfices versés sous forme de dividendes aux actionnaires.

Alors que tout est fait pour diviser le camp des salarié-e-s, l’heure est à la convergence de toutes les aspirations.

Sébastien Laborde, secrétaire départemental du PCF