« Massacre » contre les chômeurs : organiser la riposte

-Par Claude Mellier, membre de l’exécutif du PCF 33-

Après la démolition du Code du Travail mise en œuvre dès son arrivée à l’Elysée et à Matignon, le gouvernement Macron-Philippe s’attaque aux droits des privés d’emploi.

Le Président des riches a des urgences, elles sont dictées par le MEDEF.

Depuis le 1er novembre 2019, les conditions d’accès à l’indemnisation sont réduites. Un comble lorsque l’on sait que seule une infime partie des chômeurs reçoit une indemnité. En 2018, selon les chiffres de l’UNEDIC, sur les 6,3 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, 2,6 millions étaient indemnisées par l’assurance chômage. 50 % d’entre elles reçoivent moins de 860 € par mois. Le rechargement des droits passe de 1 à 6 mois.

Encore un coup contre le pouvoir d’achat avec son lot de souffrance et de colère !

Ce n’est pas d’économies sur les maigres allocations des chômeurs dont nous avons besoin mais d’emploi, de pénalisation de la grande finance qui ne connait que la course aux profits et la distribution de dividendes.

L’ennemi, ce n’est pas l’allocataire, le chômeur ou le travailleur. L’ennemi, c’est la finance prédatrice et égoïste.

Pour s’attaquer à ce fléau structurel, une véritable réflexion sur le travail s’impose. Aller vers un système qui sécurise les personnes, soit dans leur emploi, soit avec un revenu maintenu pour une vraie formation au lieu de passer par la case chômage.

De quoi notre société a-t-elle besoin à l’heure des grands bouleversements climatiques et technologiques : d’emplois durables, ancrés sur les capacités créatrices des hommes et des femmes ; une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la vie.

Pour organiser la riposte à ce « massacre » contre les chômeurs, les associations de privés d’emplois appellent à manifester le 30 novembre et la CGT le 7 décembre. Le PCF sera à leurs côtés pour refuser cette réforme (lire la déclaration nationale).

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